
1850-1853 : Sous la direction de l’ingénieur Montricher, la ville de Marseille se dote d’un véritable réseau d’assainissement en construisant un grand ouvrage dénommé à l’époque "le Grand Egout".
1884 : Grave épidémie de choléra et de variole.
1887 : Suite à la sensibilisation de l’opinion publique sur les épidémies, Felix Baret, nouvellement élu maire de Marseille, décide de procéder à l’assainissement général de la Ville. Le projet retenu consistait à créer un grand émissaire qui traverse la ville du Nord au Sud depuis Arenc jusqu’au boulevard de Mazargues sur une longueur de 12km et à recueillir les eaux usées de divers collecteurs secondaires créés à l’occasion.
Au total, 192 km de canalisations et galeries devaient être construites et une population de 270 000 habitants raccordée sur 380 000.
1896 : les travaux furent conduits dans les délais requis et achevés à cette date. La technique retenue pour la collecte des effluents fut celle du "tout-à-l’égout" selon le système unitaire.
La Société Parisienne d’Entreprises Générales qui avait obtenu la régie de l’entretien du réseau pour 40 ans se transforme en Société des Grands Travaux de Marseille. Sa mission fut reconduite jusqu’en 1971.
années 50 : Construction du réseau séparatif dans les quartiers périphériques de la ville. Le réseau d’assainissement desservait alors 400 000 habitants pour une population de 660 000.
les années 60 : Le premier émissaire étant parvenu au maximum de ses possibilités d’évacuation pluviales, la ville décide d’établir un assainissement de type séparatif dont l’avantage est de mieux s’adapter aux techniques d’épuration modernes.
les communes situées dans le bassin versant (Aubagne, la Penne sur Huveaune, Plan de Cuques, Allauch, Septèmes les Vallons, les Pennes Mirabeau) furent intégrées dans le plan d’extension.
Les années 70 :
- Lancement des études de construction de la station d’épuration.
- Assainissement du littoral : Suppression des rejets directs en mer grâce à la mise en place de réseaux de collecte et de stations de pompage le long du littoral.
- Création du deuxième émissaire qui a permis d’accroître la capacité d’évacuation du réseau et de détourner les deux rivières Huveaune et Jarret dont le lit naturel aboutit sur les plages du Prado.
1980 : création de la SERAM, filiale de GTM et de la Société des Eaux de Marseille. La SERAM exploite le réseau d’assainissement pour le compte de la ville de Marseille dans le cadre d’un contrat de régie intéressée.
1986 : Mise en service de la station d’épuration physico-chimique de Marseille. La capacité de traitement est de 1 630 000 équivalents habitants. Elle est l’une des plus importantes stations souterraines du monde. Elle traite en moyenne 250 000 m3 d’eau par jour avec une capacité maximale de 360 000 m3/j.
1988 : Mise en service de la station de traitement des boues.
1999 : Mise en place des procédures d’assurance qualité et d’auto surveillance.
2001 : La ville de Marseille, à laquelle se substitue la Communauté Urbaine de Marseille Provence Metropole (C.U.M.P.M), confie à la SERAM la gestion par affermage de son service d’assainissement. La Société exploite désormais le réseau d’assainissement de Marseille et est également responsable de la gestion du parc des stations d’épuration de la commune. La population désormais desservie concerne plus d’un million d’habitants de la métropole Marseillaise et de ses environs.
2004 : Le réseau d’assainissement d’Allauch rentre dans le périmètre d’affermage de la SERAM.
2005 : Démarrage des travaux d’une nouvelle station d’épuration biologique en complément du traitement physico-chimique de l’usine des eaux actuelles dont la mise en service est prévue en 2007.
2007 : Mise en service de l’étage biologique du traitement des eaux et du séchage des boues.