La station physico-chimique de Marseille s’est dotée d’un étage biologique. La construction de cette extension, attribuée au groupement d’entreprises Géolide, a permis la mise en service des différents équipements mi 2007. Pour ce chantier de grande envergure, tous les aspects tendant à minimiser les gênes pour les riverains et l’environnement ont été étudiés. C’est ainsi que les travaux à l’usine des boues ont respecté toutes les exigences imparties aux sites classés Natura 2000.
Il a ainsi complété la station des eaux physico- chimique existante, dont les performances restent satisfaisantes, par un étage de biofiltration. Le traitement de décantation physico-chimique fonctionne ainsi 80% du temps sans injection de chlorure ferrique. Les 32 biofiltres BIOSTYR®, dont deux en réserve pour les périodes de pluie permettent d’éliminer la pollution carbonée par filtration ascendante à travers des billes de biostyrène. Leur fonctionnement est asservi à la fois aux variations hydrauliques et aux fluctuations de charge grâce au sustème de régulation REGULFILTRE®, qui pilote également l’injection des réactifs au niveau des décanteurs lamellaires. Les eaux de lavage des filtres sont traitées dans deux décanteurs ACTIFLO® fonctionnant selon le principe de la floculation lestée avec du microsable.
La collecte des déchets est améliorée avec le passage à une maille plus fine pour les dégrilleurs du réseau séparatif et un meilleur compactage. Des modifications ont également été apportées au niveau du déshuilage, du dessablage et de la réception des matières de vidange.
L’usine de traitement des boues a profondément été remaniée. La digestion devenue thermophile, s’effectue à 55°C avec des temps de séjour de l’ordre de 10 jours. L’étape de déshydratation est aussi totalement modifiée avec le démantèlement du process thermique et des filtres presse. Une batterie de 4 centrifugeuses en ligne ainsi que deux sécheurs permettant de traiter l’ensemble des boues et de produire des granulés à 90% de siccité, valorisables, en co-incinération par exemple.
Les surverses sont toujours traitées par flottation sur le site et le rejet final est renvoyé en tête de l’usine des eaux usées, pour minimiser les nuisances olfactives